Thérapies Comportementales et Cognitives
Thérapie brève - Psychothérapie



Anne HARTMANN, Docteur en Psychologie :
Psychologue - Psychothérapeute - TCC - Rennes Métropole
Résidence "Aquarius"
1 A rue du Petit Bé -35170- BRUZ
Tél : 06 84 97 24 75 - Fax : 02 99 42 22 87


Répertoire ADELI : 35 93 0278 3  -  N° SIRET : 493 763 163 00026  -  APE : 8690 F


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Qui pratique les T.C.C.(Thérapies comportementales et cognitives) ?


Actuellement, pour se former aux thérapies comportementales et cognitives, il faut avoir suivi au préalable une formation complète en psychiatrie ou en psychologie sanctionnée par un titre. Les personnes pratiquant ce type de thérapie sont donc exclusivement des psychologues, des médecins psychiatres ou des généralistes ayant suivi une formation préalable en psychiatrie. Ensuite, pour s’intituler thérapeute comportementaliste et cognitiviste, il est nécessaire de suivre une formation spécifique en tcc en deux ou trois ans. Il s’agit d’une formation dispensée :
La formation d’un thérapeute comportementaliste et cognitiviste dure donc au minimum 7 ou 8 ans en comptant la formation professionnelle de base.

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Quelle est l’efficacité des tcc ?


Dans le cadre du Plan « santé mentale » mis en place par le ministère de la Santé en 2001, la Direction générale de la santé (DGS) a sollicité l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) pour établir un état des lieux de la littérature internationale sur les aspects évaluatifs de l’efficacité de différentes approches psychothérapiques. Cette procédure d’expertise collective mise en place par l’Inserm a démontré l’efficacité des thérapies cognitives et comportementales (INSERM EVAL).

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Quels sont les fondements de ce type de thérapie  ?


Les thérapies comportementales et cognitives sont basées sur des recherches scientifiques concernant le fonctionnement humain, en particulier sur les modèles de l’apprentissage. Les modèles de l’apprentissage permettent de comprendre comment l’être humain, dès son plus jeune âge, peut acquérir des connaissances. Il existe 4 grands modèles de l’apprentissage : le conditionnement classique, le conditionnement opérant, l’apprentissage social et les modèles cognitifs.
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Quelles sont les spécificités de ce type de thérapie ?


L’aspect collaboratif Patient - Thérapeute

La première grande particularité des tcc c’est l’aspect collaboratif patient – thérapeute. Le patient connaît ses difficultés mieux que quiconque. Le thérapeute est là pour structurer les informations données par le patient en fonction de ses connaissances :
Cet aspect collaboratif s’accompagne du partage des informations.

Le partage d'informations
Le partage des informations est essentiel. Pour avancer, la personne doit avoir connaissance des mécanismes ayant favorisé la mise en place et le maintien de ses difficultés. Les recherches scientifiques permettent aujourd’hui d’avoir des modèles explicatifs des enchaînements en jeu dans telle ou telle pathologie ou comportement dysfonctionnel. Ces modèles sont expliqués au patient et permettent dans un second temps de montrer sur quoi on va agir. C’est parce qu’il possède cette information que le patient va pouvoir donner un sens, une direction aux efforts à mettre en œuvre pour se confronter à ses difficultés : c’est l’aspect «thérapie active».


Une thérapie « active »

Les recherches de Bernard RIME et ses collègues démontrent que la seule évocation des événements traumatiques (l’expression des émotions) ne suffit pas à modifier l’état émotionnel… en conséquence, le fait de parler de ses émotions et de ses difficultés n’est pas suffisant pour parvenir à les maîtriser. D’autre part, chercher, voire trouver la cause d’un problème ne suffit pas non plus à le résoudre (ce serait trop simple !). Les tcc ont donc un objectif très pragmatique : aller au-delà de la compréhension et de l’explication pour parvenir à la « mise en pratique » de ce qui est devenu problématique dans la vie de tous les jours. Ce sera le patient qui choisira lui-même ce qu’il envisage de faire, de façon progressive et à son rythme. Dans d’autres cas, il s’agira simplement pour lui de noter les particularités des situations problématiques rencontrées entre deux séances, ce qui permet de travailler sur des difficultés concrètes et d’évaluer leur intensité et leur fréquence. Ce sont donc des thérapies basées sur l’ «ici et maintenant ».


Le retour au passé n’est pas le levier principal des tcc

Dans d’autres approches thérapeutiques, le retour au passé et l’analyse des relations avec les parents sont souvent utilisés pour comprendre les difficultés d’un patient. La thérapie comportementale et cognitive ne s’appuie pas essentiellement sur l’histoire de vie de la personne. En effet, les sciences cognitives ont permis de démontrer que la mémoire ne fonctionne pas comme un appareil photo qui reprendrait fidèlement les caractéristiques de la situation photographiée. Certains aspects d’une situation vont être mémorisés plus facilement, certains détails peuvent être « oubliés », d’autres minimisés : les scientifiques appellent cela des « biais mnésiques ». En conséquence, ce qui est important dans les thérapies cognitives, ce ne sont pas les événements en eux-mêmes (le passé), mais la façon dont ces événements sont structurés et mis en mémoire, voire modifiés : c’est ce qu’on appelle des schémas. Ils résultent donc à la fois de l’attention, des comportements, des émotions et de la mémoire. Ces schémas sont à l’origine des interprétations personnelles de la réalité, ils sont la plupart du temps inconscients, fonctionnent automatiquement, c'est-à-dire hors du contrôle et de la volonté de la personne. Néanmoins, ils sont susceptibles d’être activés par des faits qui semblent tout à fait anodins pour ceux qui ne possèdent pas les mêmes schémas. Ainsi, une remarque ou un fait apparemment insignifiant peut prendre une importance démesurée lorsqu’il active chez une personne un schéma de danger, d’interprétation négative des événements, de sur-responsabilité, d’abandon, ou encore d’incompétence… les personnes de l’entourage s’étonnent alors d’une réaction de tristesse, de colère, de culpabilité, ou de méfiance qui leur semble disproportionnée par rapport à l’événement « anodin » qui a provoqué la réaction.  C’est par une démarche de questionnement que le thérapeute va favoriser la compréhension et la mise à jour des schémas.


Une thérapie interactive

Au début de la thérapie, le thérapeute va recueillir les éléments qui vont lui permettre de comprendre ce qui pose problème au patient. Il va donc essayer de saisir au mieux ce qui se passe au moment où la personne se trouve en difficulté. Pour cela, le thérapeute va intervenir en posant des questions. En effet, il peut y avoir des éléments qui semblent sans intérêt pour le patient mais qui sont essentiels pour comprendre sa problématique. Par exemple :
Dans le cours de la thérapie, le thérapeute va se servir du « questionnement socratique » pour travailler sur les croyances du patient, ses schémas, ses pensées automatiques. C’est une méthode qui permet de tester certaines pensées qui paraissent évidentes pour le patient, de les poser comme hypothèses et de lever les certitudes.

Comment fonctionne un suivi en tcc ?


Bien entendu, chaque thérapeute a son style, ses manières de faire, mais l’ossature d’un suivi en thérapie comportementale et cognitive est toujours la même. En effet, les tcc sont des thérapies structurées et codifiées. Cela permet d’avoir toujours un fil conducteur, de savoir où l’on va. Il y a deux grandes phases dans un suivi en tcc : tout d’abord, la compréhension par le thérapeute des difficultés du patient : ce sont les entretiens préliminaires. A l’issue de cette phase, c’est l’entrée dans la phase thérapeutique.


Les entretiens préliminaires (3 ou 4 séances)

Ce sont des séances assez longues (environ une heure), car la mise en route d’une thérapie comportementale et cognitive nécessite un approfondissement et un investissement importants de la part du thérapeute pour comprendre la problématique du patient en lien avec son histoire de vie, et sa vie actuelle.  Ces premières séances permettent de cibler à la fois les difficultés du patient, mais aussi ses motivations et ses objectifs : en quoi ce problème me gêne, qu’est ce que j’aimerais pouvoir faire si je ne souffrais pas ? L’outil principal est l’entretien, mais l’utilisation de questionnaires est souvent associée à cette phase. En effet, les questionnaires permettent à la fois d’évaluer les aspects principaux d’un problème et leur intensité, mais aussi d’autres aspects qui peuvent être liés. Ils peuvent ainsi être une aide à l’expression et à la verbalisation des difficultés.   A l’issue des entretiens préliminaires, il est transmis au patient :

Tout ceci permet d’établir un « contrat » : sur quoi on va travailler, comment, quel est l’objectif final, quelles sont les limites ? est-ce que le patient accepte de s’engager dans ce type de thérapie ? y a-t-il des obstacles  (le temps disponible, les moyens financiers).


La thérapie

Souvent, les tcc sont considérées comme des thérapies brèves, ce qui est le cas lorsqu’on les compare à des approches psychanalytiques. En réalité, il semblerait qu’il n’y ait pas de règle générale concernant la durée du suivi : elle dépend bien sûr du patient, du problème à résoudre, de l’ancienneté du problème, de l’entourage du patient qui peut être un allié de la thérapie, et de l’investissement personnel du patient ! En ce qui concerne le suivi d’une tcc, il existe des outils spécifiques, mais la méthode dépend de la pathologie en cause. En effet, les recherches constantes dans ce domaine permettent de déterminer la meilleure conduite thérapeutique à tenir en fonction de la pathologie. Les trois grands pôles de la thérapie sont les suivants : le travail sur les émotions, sur les comportements et sur les cognitions. Ces trois éléments sont en interrelation constante. L’apprentissage de la relaxation peut être proposé dans certains cas. Tout au long de la thérapie, ce sont les expériences de la vie de tous les jours et les expositions « choisies » en relation avec le problème qui sont discutées. Une fois que la démarche est comprise et bien assimilée, il est possible d’espacer les séances (une tous les 10 ou 15 jours).

A qui s'adressent les Thérapies comportementales et cognitives ?


Toute personne qui souhaite suivre une thérapie a choisi de ne plus subir ce qui la fait souffrir ou l’empêche de faire certaines choses. Les tcc vont être particulièrement adaptées aux personnes qui apprécient les éléments exposés dans le chapitre :
"Quelles sont les spécificités de ce type de thérapie" (l’aspect collaboratif, actif, informatif…). Ces thérapies vont donc aider ceux qui souffrent d'anxiété de dépression, ou encore de problèmes du comportement alimentaire (anorexie, boulimie). Elles peuvent aussi permettre d’améliorer les ressources personnelles comme l’estime de soi et l’affirmation de soi. Enfin, elles sont un outil efficace pour le sevrage tabagique, ou les problèmes liés aux dépendances.
Combien de temps dure une consultation ?


Environ 40 minutes mais cela peut être plus bref ou plus long en fonction du (des) problème(s) traité(s) et de la phase de la thérapie.

Combien coûte une consultation ?


Le prix de la consultation est de 45€, 40€ pour les enfants, 50€ pour les couples.
L’aspect financier ne devrait pas être un obstacle à la thérapie, les séances pouvant être espacées en fonction des possibilités de chacun. Cet aspect financier peut être discuté, notamment au moment de la mise en route de la thérapie.
Toute consultation annulée moins de 48 heures à l'avance est due dans sa totalité.

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