Thérapies Comportementales et Cognitives
Thérapie brève - Psychothérapie
Anne
HARTMANN, Docteur en Psychologie :
Psychologue - Psychothérapeute - TCC - Rennes Métropole
Résidence "Aquarius"
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Répertoire
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L'aide aux «aidants» ou proches de
personnes malades ou dépendantes
Les personnes s’occupant d’un proche malade ont longtemps été ignorées.
Aujourd’hui, des études[1] montrent la richesse de cette expérience,
mais aussi les difficultés rencontrées (la perte de l’intimité, le
sentiment d’être enfermé, le sentiment d’épuisement) et les
répercussions sur la santé physique et psychologique de « l’aidant ».
Ces connaissances permettent aujourd’hui de favoriser une meilleure
compréhension et appréhension des difficultés et des ressources liées à
cette expérience particulière de présence à autrui. L’évaluation
précise de ces difficultés et ressources est le point de départ d’une
réflexion sur un possible ajustement à cette situation.
[1]Hartmann A., et al., (2007). Aidants et cancer : statut et qualité de vie. Revue Européenne
de psychologie appliquée. (Soumis)
Douloureux chroniques et relaxation
comportementale
La tension musculaire augmente dès que nous percevons une menace ou une
frustration. En effet, le principe d’ « homéostasie » permet
l’adaptation physiologique aux événements stressants par la libération
de substances hormonales (système neurovégétatif), ainsi que
l’adaptation comportementale qui prépare à la réaction de fuite ou de
combat. Ces ressources musculaires accrues nous permettent d’agir
rapidement et de faire face aux événements avec efficacité.
Néanmoins, ce processus peut avoir un inconvénient. En effet, lorsque « nous sommes sur le qui-vive et que nous
n’avons pas d’activité motrice importante, notre tonus devient
excessif, dysfonctionnel. Lorsque cet état est fréquent ou chronique,
l’hypertonie musculaire peut devenir une cause ou un facteur
d’intensification de troubles somatiques, tels que la fatigue
chronique, des douleurs musculaires, la crampe de l’écrivain, le
torticolis spasmodique, des céphalées de tension, des troubles
oculaires, la dyspnée (induisant la lassitude, l’irritabilité),
l’hypertension artérielle, des troubles cardio-vasculaires et
gastro-intestinaux » (Van Rillaer[1],
1997).
A son tour, l’augmentation du tonus musculaire entraîne une
intensification de la tension psychique et des émotions.
La thérapie comportementale et cognitive peut permettre d’intervenir
sur le processus de la douleur chronique de deux façons :
1. Par l’analyse fonctionnelle du patient en
relation avec la douleur : Comment la douleur s’est-elle installée,
comment se maintient-elle, quels sont les facteurs favorisant
l’augmentation de la douleur, quels sont les facteurs protecteurs
(limitant la douleur), existe t-il un processus d’association avec des
atteintes organiques antérieures… ?
2. Par l’apprentissage de la relaxation
comportementale : En tcc, la relaxation n’est pas simplement considérée
comme un état de bien-être momentané. L’objectif visé est un véritable
apprentissage comportemental de la relaxation permettant à terme :
- de mettre en place d’autres réponses face à un stress,
- de diminuer le niveau général de stress,
- de se reposer rapidement,
- de faciliter un sommeil réparateur,
- de faire des expériences de sérénité.
Les séances de thérapie permettent d’apprendre la relaxation active de
Jacobson et la relaxation passive de Schultz. Un CD-ROM ainsi qu’un
document seront remis au patient permettant la poursuite de
l’apprentissage de façon autonome dans une perspective de « gestion de
soi ». L’apprentissage étant un processus graduel, l’entraînement
régulier à la relaxation portera ses fruits.
Relax Jacobson
Relax Schultz
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[1] Van Rillaer, J. (1997). L’apprentissage de la relaxation en
thérapie cognitivo-comportementale, Revue Francophone de Clinique
Comportementale et Cognitive, 2(1), 16-20.