Thérapies Comportementales et Cognitives
Thérapie brève - Psychothérapie



Anne HARTMANN, Docteur en Psychologie :
Psychologue - Psychothérapeute - TCC - Rennes Métropole
Résidence "Aquarius"
1 A rue du Petit Bé -35170- BRUZ
Tél : 06 84 97 24 75 - Fax : 02 99 42 22 87


Répertoire ADELI : 35 93 0278 3  -  N° SIRET : 493 763 163 00026  -  APE : 8690 F


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Le conditionnement classique
L’association permet par exemple à l’enfant de comprendre que la sonnerie qui retentit chez la nourrice signifie que sa mère vient le chercher. Il faudra plusieurs jours pour que l’enfant associe la mère avec la sonnerie. Mais petit à petit, la simple sonnerie suffira à évoquer la présence de la mère et à susciter une réponse émotionnelle de joie chez l’enfant.
En revanche, cette capacité d’apprentissage peut se révéler « dysfonctionnelle » lorsqu’un événement à forte connotation émotionnelle négative (un accident, une agression) est associé à un endroit particulier ou à des circonstances particulières. Peu à peu, tous les lieux ou les circonstances similaires (qui rappellent l’accident ou l’agression) vont provoquer une sensation de peur ou de malaise (même si rien ne se passe).


Le conditionnement opérant
Les actions sont renforcées par leurs conséquences!
Ainsi, l’enfant qui se brûle en posant sa main sur la porte du four va éviter de renouveler cette expérience (renforcement négatif) ; en revanche, il va réitérer les actions qui lui apportent du plaisir (renforcement positif).
Toutefois, cette capacité d’apprentissage peut se révéler dysfonctionnelle lorsque, suite à une association par conditionnement classique (une personne agressée dans le bus), le renforcement négatif amène la personne à éviter de prendre ce moyen de transport, ce qui peut rapidement compliquer son existence.


L'apprentissage social

C’est un apprentissage par imitation de modèles. Ce processus est souvent défaillant chez les personnes souffrant d’anxiété sociale qui ont un sentiment d’efficacité personnelle particulièrement déficient, ce qui engendre des sentiments d’impuissance « acquise » pouvant rendre compte de réponses de stress, d’anxiété ou de dépression.


Les modèles cognitifs

Les modèles cognitifs sont plus complexes car ils résultent de l’étude et de la compréhension des mécanismes de la pensée, de la mémoire, du raisonnement, de la perception, de la prise de décision…. c'est-à-dire tout ce qui permet le traitement de l’information.
Par exemple, les recherches scientifiques ont permis de montrer que les personnes anxieuses mémorisent plus facilement les informations à connotation négative, ou encore surestiment la probabilité d’un événement négatif. Une personne anxieuse peut donc vivre avec une perception permanente de menace et de danger, ou encore, pour d’autres formes d’anxiété, se sentir jugée de façon négative dès qu’elle est en présence de personnes inconnues. Ces perceptions du monde et des autres peuvent générer une souffrance permanente et entraîner un retrait social (isolement avec des sentiments d’incompétence injustifiés).
Ainsi, ces mécanismes précieux pour comprendre et appréhender notre environnement (la mémoire, la perception, la pensée) peuvent se révéler dysfonctionnels dans certains cas, créant des souffrances interférant avec la vie affective, sociale et / ou professionnelle de la personne.
Ces processus sont manifestes au travers des schémas. Les schémas sont donc des savoirs acquis sur soi, sur le monde et les autres qui nous permettent d’interpréter la réalité. Par exemple, un schéma d’incompétence consisterait à penser « Je ne suis pas aussi capable que les autres ».
C’est le cas de la personne aux innombrables qualités « empêchée » d’être à la bonne place…